Avez-vous lu?

Voyez la conclusion de mon aventure canadienne à
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Et voyez la suite! Mon aventure en Amérique du sud!
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lundi 24 décembre 2007

Dunedin

(13-14-15 décembre)
Partie de la ferme après le lunch, quelques heures de voitures nous attendaient.
Les distances entre les villes, sur l’île du sud, sont plus importantes. Cette fois-ci on s’en tirait pour pas trop… environ 3hre…!

Nous arrivions à Dunedin, ville de la côte est, peu avant 17hre.
Consultant nos bouquins touristiques, nous décidions de faire un court arrêt à la maison Calbury’s.
Ils répondent à plus de 85% du marché de chocolat de la Nouvelle-Zélande…
Petit arrêt chocolat, car mon amie est une « chocolat and cookies monster ». Moi je suis davantage du type : « réglisses ou chips» !

De là, se trouver une hôtel, le même rituel !
Nous arrêtions d’abord notre choix sur le YHA, l’auberge de jeunesse… mais les prix étaient pas mal élevés… surtout pour Maren, qui n’est pas membre du réseau. Comme nons faisions caisse commune, nous décidions de ne pas payer 28$ pour un lit en dortoir et d’aller plutôt à une autre auberge que nous avions vu plus tôt ; ils annonçaient 18$ la chambre et internet gratuit.… Parfait !

Chez Penny’s, la réception était vide.
Nous montions. Nous fîmes un tour de l’étage, pour voir si cela nous convenait…puis un garçon que nous croisions pour la deuxième fois nous demanda si nous avions besoin d’aide.
Il était l’homme que nous cherchions ! La réception.

Au moment de faire l’inscription, il nous demanda 22$ chacune… Le garçon était allemand, ce n’était plus une surprise pour moi de rencontrer des allemands… La Nouvelle-Zélande est remplie d’allemands en vacances !
Maren s’adressa donc à lui en allemand. Bien que la langue me soit étrangère, j’arrivais a suivre la conversation, reconnaissant quelques mots. Elle lui dit qu’il affichait 18$ à l’extérieur… et que nous étions venues pour le prix…
Il nous expliqua que ça avait changé de gérant depuis…
Et alors ?? C’est encore écrit dehors !!
Nous obtînmes alors notre prix !
Notre meilleur deal à maintenant !

Encore une fois, nous étions en dortoir, mais cette fois-ci un dortoir pour filles. Une nouveauté pour nous, maintenant habituées aux dortoirs pour hommes !
L’endroit était correct, une grande cuisine, un grand salon avec quelques ordianteurs, un énorme téléviseur et des films en continue.
Par ailleurs, le prix était proportionnel à la propreté de l’endroit ! Nous devions faire la vaisselle avant de l’utilisée, et les douches étaient crasseuses ! On ne ferait pas notre vie là, alros ce n’était pas très grave !

Nous partimes à la recherche du supermarché, dans cette ville à l’urbanisme hexagonal; mon sens de l’orientation trouvait difficilement sa logique.
L’épicerie était toujours une expérience… Pour deux raisons ; premièrement les différents produits et deuxièment ; Maren et moi sommes également habituées à cuisiner de différentes façons, alors il était plus simple de se confier l’organisation des souper plutôt que de le faire ensemble. Bien, que nous sachions qu’il était plus simple de séparer les tâches, nous décidions à chaque fois de le faire ensemble… nous eûmes d’intéressantes recettes durant tout notre séjour ! Ce soir-là nous préparions un gratiné de légumes, sans fourneau pour le faire gratiner !

Puis nous partîmes à l’exploration de Dunedin, ville universitaire du sud.
Tout tourne autour de l’hexagone, c’est un point central pour débuter l’exploration.
Ce soir-là nous allions pas beaucoup plus loin trouvant, à notre goût la terrasse où jouait un quatuor. Nous primes la dernière table sur la terrasse, chauffée et couverte, car une fine pluie nous embêtait.
Peu après notre arrivée, le trio de la table voisine, composé de deux garçons et d’une fille, nous demandèrent de où nous venions… Bien entendu, nous avions l’air étrangère, chacune dans nos accents, discutant en anglais !
« Germany »
« French Canadian »
La réaction fût spontanée.
Ils avaient deviné que j’étais canadienne !
Je n’en croyais pas mes oreilles… J’avais l’air canadienne !
Mais que voulaient-ils dire ?
Ils nous invitèrent à leur table et nous passions la soirée avec eux…
Moi j’attendais de poser la question…
Pourquoi canadienne… ???
La réponse était, que je n’avais pas le look européenne, alors je venais d’Amérique, mais je n’avais pas l’attitude des états-uniennes… Alors j’étais canadienne.
Avec l’accent, j’étais francophone.
La fille du trio était hollandaise, installée ici depuis quelques années, elle avait même pariée sur Montréal…
J’étais démasquée, bouche-bée et confondue !
Elle ajoutait que parce que mes souliers et mon manteau étaient de la même couleur et que je portais une casquette, cela lui avait fourni de bons indices…
Je ne portais pas, manteau et souliers de la même couleur par choix, mais bien par obligation, car ce sont les seuls que j’ai dans mon sac !!

Enfin, nous eûmes une très bonne soirée en compagnie de nos nouveaux amis, transformant la terrasse en piste de danse, toujours surprise de voir, combien les gens suivent quand quelqu’un part la cadence.
Nous fûmes invitées par Suzannah à venir jouer aux cartes en compagnie d’une autre amie… Parfait une souper de filles, comme je les aime !
J’en ai tant eu avec mes amies de Québec! Que de bons souvenirs !
Alors, vin, craquelins et fromage à la néo-zélandaise ! Je suis partante !

Le lendemain, nous partîmes explorer la ville, plus loin que l’hexagone !
C'est une très jolie ville… de jolies boutiques, certaines un peu rétro, comme je les aime, beaucoup de jeunes designers locaux et de jolis cafés.

Nous fîmes un arrêt à la gare centrale, car nos bouquins de toursites en parlaient…mais il n’y avait pas tant à voir…












Alors nous nous baladions sans but dans la ville… C’est alors que nous passions devant un salon de coiffure.
Nous remarquions d’abord le nom : Haircut bar !
En riant, nous concluions que c’était pour nous !
12$... Pourquoi pas !
De toute façon, nous n’avions pas de plan pour la journée et c’était une journée, où fraichement lavés, mes cheveux n’étaient pas à leur meilleur…
On entre et on s’informe sur les prix. 15$, car nos cheveux sont longs.
Maren y va pour une teinture également.
Pour moi, pas de couleur, je voudrais bien revoir mes cheveux à leur vraie nature, sans rien.
Il faut savoir que pour moi, couper mes cheveux est une affaire sérieuse.
Bien que je ne sois pas la reine de la coiffure, et que mise à part, les laver et les sécher, je ne fais rien d’autre.
Je vis avec « la tête du jour », chaque jour.
Je rencontrai ma coiffeuse, ou ma coupeuse devrais-je dire, et je lui expliquai ce que je voulais. Elle comprit l’ampleur de sa tâche !
Ne pas trop toucher à la longueur, raccourcir sur le dessus, rafraîchir le dégrader, mais je ne veux pas un dégrader « gentil », différentes longueurs et des cheveux en désordre.

Elle commença la coupe, tout allait bien, dans la mesure où j’étais sur la chaise d’une coiffeuse !
Lui demandant de voir dans le miroir et lui donnant des directives, nous arrivions à quelque chose… Puis, voyant que sa patiente partait en même temps que mes cheveux, je conclue que la coupe était terminée, si je ne voulais pas me faire scalper !
Maren constatant que je ne semblais satisfaite, m’interrogea.
Je la rassurai en disant que je pouvais terminer le reste avec les ciseaux de mon couteau suisse. Après tout, je m’étais bien couper les cheveux dans un truck stop, utilisant le reflet de Colette, ma van, comme miroir !

Je remis ma casquette et quitta pour faire quelques courses pour notre soirée de fille durant la teinture de ma complice.
À mon retour, le propriétaire qui avait assisté à la scène, avait parlé à la coiffeuse qu’affairait maintenant à la coupe de cheveux de Maren, et elle me proposa de rectifier la coupe.
Je déclinai d’abord l’offre.
Trouvant qu’assez de cheveux étaient tombés pour cette journée… mais devant son insistance, et m’expliquant ce qu’elle voulait faire, je décidai de me rasseoir dans cette chaise de torture.
Mon erreur fût de croire qu’elle avait compris !

La coupe était jolie, mais loin, et encore plus loin, de mon profit !

Je remis ma casquette, en me disant que pour 15$ j’avais eu deux coupes plutôt qu’une !

Je vivais maintenant un difficile moment cheveux, constant que si j’enlevais les quelques couettes de cheveux plus longues… J’avais véritablement les cheveux aux épaules !!!

Puis direction : soirée de cartes.
Trimbalant nos deux bouteilles de vin, en bonnes invités, nous arrivions enfin, à la maison de Mel, l’amie de Suzannah.
Je fus surprise, de voir qu’elles n’avaient pas de vin ! Ni de fromage, ni de craquelin !
Elles avaient des cartes au moins !
En fait, je crois qu’elles avaient bu leurs vins avant notre arrivée !

Nous jouions une partie de vendeur de bines (!), un jeu que je ne connaissais, mais que je compris rapidement, ce qui ne fut pas le cas de Maren !
Une partie fut assez. Le vin étant terminé, nous décidions de partir…
Mel, notre hôtesse était ivre de notre vin ! Et, nous avait raconté sa vie dans les moindre détails… la rencontre de son nouveau chum, en trop de détails pour nous !
Nous retournions à notre hôtel, tranquillement…

Le lendemain, nous quittions Dunedin, mais avant nous fîmes le tour de la péninsule à la recherche des pingouins à oeils jaunes …
Quel bel endroit !
Nous roulions jusqu’à la pointe.
De là, nous pouvions voir une réserve d’albatros, les plus grands oiseaux du monde.
Une mouette géante finalement !
Nous décidions de les regarder empaillées dans le hall plutôt que de payer !
Puis direction les pingouins !

Je décidai de ne pas partir en bus organisé, au coût de 35$, pour aller voir ces petites bêtes... Quant à les voir dans un faux zoo, je préferais assumer d'aller au zoo!
Je restai plutôt au petit café et je profitai de ce moment de solitude pour écrire… ce qui me fit le plus grand bien !
Maren ayant enfin vu les pingouins et moi ayant eu du temps pour écrire, nous étions toutes énergisées et prêtes à continuer.
Nous découvrîmes cet après-midi là de fascinants paysages…seules dans notre voiture louée, sur cette route perdue…
Puis nous retraversions Dunedin, pour reprendre l’autoroute et faire un arrêt sur la plus inclinée des routes. Record Guiness à l’appui !

Sur cette route des records, nous terminions notre aventure à Dunedin, ville dynamique et universitaire, à proximité d’une incroyable péninsule.
Nous étions maintenant en direction de Christchurch, pour la conclusion de notre aventure.
Maren prenait l’avion dans 3 jours et moi, je retournerais vers le nord, rejoindre mon amie Marie-Pierre et préparer le temps des fêtes, que je ne sens pas du tout !

vendredi 21 décembre 2007

Vivre sur une ferme

(11-12-13 décembre)

En route pour Gore, au centre-sud de l’île du sud, nous fîmes un court arrêt ; première tentative pour rejoindre Travers et Gidget, notre famille de fermiers. Pas de réponse.
Nous arrivions donc à Gore peu après 18hre.
Les petites villes sont complètement fermées passé 17h, et le dimanche on oubli ça… rien n’est ouvert.
Alors comme souvent, nous arrêtions notre choix, sur un resto-bar. Le seul endroit ouvert.
Assise au bar, nous racontions notre histoire…

Nous tentons de rejoindre notre famille fermière car nous voulons aller sur une fermer de mouton et raser un mouton.

Nous fûmes la curiosité de la soirée !
Ces vieux hommes regardant le criquet à la télé, et ces deux jeunes femmes, canadienne et allemande, cherchant une ferme…
D’ailleurs, il y a longtemps que je ne dis plus canadienne, je dis French canadian… car je voyais les points d’interrogation sur le visage des gens en entendant mon lieu d’origine et mon accent !!! Je vous garantie que l’accent français à la cote ! Combien de fois on m’a demandé de dire quelques mots en français… On craque pour l’accent !

Enfin, nous tentions toujours de rejoindre notre famille, passé 21hre nous convenions qu’il était trop tard… Nous resterions à l’auberge de jeunesse.

Au matin, mon téléphone sonna. Je manquai l’appel…
Nous réussîmes finalement à les rejoindre et nos nous rendîmes là pour 11hre.

Nous fîmes les présentations et après le dîner, nous partîmes, comme deux duchesses debout dans le triller du 4 roues à l’exploration de sa terre.
Le chien berger nous suivait… ils sont vraiment impressionnants ces chiens, répondant aux moindres gestes ou sons du maître.

Nous fîmes donc le tour de quelques padoques, puis nous croisions le voisin qui donnait un coup de main pour semer l’un des champs… Nous étions donc en direction du tracteur, où on nous expliquera comment on plante le gazon…
Puis le voisin, nous proposa s de conduire le tracteur !!
Abord du tracteur, je conduisais ce gros engin, manoeuvrant les leviers, répandant les grains derrière moi…
Je rigolais et je prenais la tâche au sérieux.
Je prends toujours les choses au sérieux !
Et, plus j’en apprenais sur la ferme, plus je comprenais que tous les gestes étaient plus grande importance. Un bon padoque bien fourni, grossirait bien les agneaux, et des agneaux bien gras, représentaient un bon prix de vente…Il ne fallait pas trop mettre de grain, alors, ne pas descendre les leviers trop tôt, car il ne fallait pas gaspiller non plus…

Nous terminions le labour du champ et je repris le volant pour ramener le tracteur à la ferme.

A la ferme nous attendait un énorme mouton prêt à être rasée !
Y allant de milles questions, notre hôte était patient et généreux devant ma curiosité. Il semblait heureux de partager sa passion et son quotidien avec ces deux citadines étrangères. Nous entrions d’abord, dans la partie de la bergerie où avait lieu la tonte. Le sol couvert de résidus de laine provenant de sous la queue et du bas des pattes. La laine étendue sur le sol pour être séchée, elle serait ensuite vendue à moindre coût, quelques cents la livre.
Elle serait par la suite lavée et servirait à faire de la laine de moindre qualité.
Mais tout de même de la vraie laine des moutons !
Dans d’autres bacs, de la laine d’agneau et de la laine de mouton. Ces dernières seraient compressées et vendues au kilo.

On nous présenta les instruments, expliqua les façons de faire. Puis on alla chercher les moutons.
Le mouton, notre mouton, le plus gros de la ferme, et le plus fourni !! Il était énorme !

On pratiqua d’abord la prise du mouton, comment le faire asseoir, sans qu’il ne puisse bouger. C’était très impressionnant !
Il suffisait d’abord de lui tourner le coup, puis il tombe sur le côté. De là, on peut le traîner sur le dos et l’asseoir sans qu’il ne puisse bouger par la suite… Toute une technique !
Alors on pratiqua la prise et on amena notre mouton.
Nous eûmes droit à une démonstration, puis nous primes le relais afin de finir la coupe.

Je n’avais jamais vraiment touché un mouton, en tout cas, jamais de cette façon-là !
Roulant la laine entre mes doigts afin d’en faire un fil, je fis bien rire le fermier et le conducteur du tracteur, venu nous rejoindre.
J’avais de la graine de fermière ! Je devais me trouver un fermier !

Nous passions une nuit dans la maison des Cross, puis au matin, les enfants sont venus dans la chambre pour nous réveiller… à 8hre le matin, sur une ferme, on parle de grâce matinée !

Nous repartîmes en duchesse de tracteur, debout dans nontre triller, à travers les troupeaux. L’idée est des faire courir pour repérer ceux qui sont plus faibles, plus petits et aussi de voir l’état des padoques. Y a-t-il assez d’herbe pour tout le monde ?

Nous fîmes le tour des padoques… nous eûmes droit à un tour des caches pour la chasse aux canards.
Puis l'un des chien fît la chasse à un lapin...Il était fou des lapins ! Il avait trouvé un terrier ! Il mangeait la terre afin d’agrandir le trou…
Puis il trouva son déjeuner… un bébé lapin ! Plus petit que ma main !

Et, le fermier fit déplacer un troupeau par le chien berger afin que nous voyons le travail… il garda à l’écart un agneau… car depuis notre arrivée Maren disait qu’elle voulait toucher un agneau… Celui que le chien attrapa était certainement le plus crotté de la ferme !

Nous quittions notre famille peu après le lunch… ne sachant trop si c’était poli ou impoli de partir maintenant… Tout de même, nous voulions poursuivre notre chemin, et comme il n’avait pas vraiment de travail pour nous… nous commencions à nous sentir un peu dans les jambes de la vie familiale.
L’hôtesse semblait heureuse de nous indiquer la route, et l’hôte semblait déçu de nous voir partir…

La vie de fermier a plusieurs avantages… pour la vie de famille c’est le pied !
Entre les tours de padoques, une tasse de café à la maison et du temps avec les enfants. Il est permis de prendre une heure pour faire voler le cerf-volant après le lunch.
Mais ce n’est pas une vie facile pour autant… beaucoup de solitude, de stress… à la merci de la météo, pas de pluie, pas d’herbe… les prix de vente des agneaux est à la baisse… 10$ de moins la livre que par les années passées… ce qui représente beaucoup d’argent. Surcharge pour le transport vers l’abattoir, déduction pour la recherche sur les agneaux, recherche sur la laine…
Il y avait tant de déductions sur sa facture que j’avais l’impression de regarder mon talon de paie du cégep !
Enfin, j’appris beaucoup sur les moutons, leur vie familiale, relation brebis-agneau et l’industrie du mouton en Nouvelle-Zélande... la liste est longue...

Nous reprîmes la route, heureuses de notre expérience. J’ai vraiment beaucoup aimé… je pense que c’est vrai que j’ai de la graine de fermière.
Je cherche maintenant fermier aimant les vieilles voitures et dansant le rock’n roll !

Cette fois-ci, nous étions en direction Dunedin.

Mildford Sound; paradis perdu

(10-11 décembre)

Quittant Queenstown après notre tour de super luges, nous reprenions la route… et quelques heures en voiture nous attendaient.
D’abord des montagnes, puis des plaines et des collines vertes, remplies de moutons.
Ce sont mes paysages préférés.


Quelques heures de route avant d’entrer dans la région du fiordland, un grand parc national où se trouve le village de Mildford sound. Situé dans le sud est de l’île du sud.
Plus nous approchions de Mildford, plus la température changeait.
Nous avions maintenant de la pluie pour la première fois depuis le début de notre aventure.

Depuis notre départ nous nous disions :
« When angel are in the road, the weather is always good.»
Soudain, nous nous dîmes que nous n’étions peut-être plus des anges…
Mais le paysage devenait paradisiaque, malgré la météo.

Juste avant d’arriver à un long tunnel qui traversait la montagne, des dizaines de petites chutes apparurent.
Puis au pied de l’un des chutes, malgré la température clémente ; de la neige.
La bruine donnait à ce paysage une allure mystique…

Puis le feu de circulation changea, nous pouvions nous engager dans le tunnel.
Au sortir de ce tunnel… nous n’en croyons tout simplement pas nos yeux.
Wow ! À travers la brune, nous devinions d’énormes falaises tout autour, et des centaines de petites chutes arrivant de partout…
Encore une fois, je riais de bon cœur, me disant qu’un paysage comme ça était trop beau pour être vrai…
La route sinueuse, qui descendait à travers ce paradis terrestre.
J’étais tout de même eu peu déçue de perdre le sommet des montages à travers la bruine, la brune ou les nuages, je ne saurai dire…

Arrivée à Milford Sound, minuscule village qui se résume à un port, et un resto-bar, nous discutions avec la fille du bar avant de ce décider à entrer pour luncher.
Nous lui partagions que nous étions déçue de la température… que nous n’étions peut-être plus des anges…
Mais elle affirma que c’était décidément une bonne température pour voir Mildford, car quand il fait beau, il y a peu ou pas de chutes ! Bien entendu, il devint possible de voir le sommet de ces énormes falaises que nous pouvions alors que deviner…
La plus nous évitait aussi les mouches noires et honnêtement… On en avait assez eu pour quelques temps !
Alors nous nous consolions en disant qu’il fallait apprécier !
Et, que d’être un ange impliquait peut-être d’avoir de la pluie ici, pour en avoir le meilleur !!
Il pleut 2 jours sur 3 à Milford Sound.

Nous passions quelques heures au resto-bar, car de toute façon, il n’y avait rien d’autre à faire… puis nous rentrions à l’auberge de jeunesse où encore une fois nous étions dans un dortoir pour homme.
Rendues des plus habituées, ce sont maintenant les hommes du dortoir qui semblait mal à l’aise ; plus que nous !
A 22hre, toutes les pièces communes de l’auberge fermaient ; cuisine, salon. Il ne restait que notre chambre ou le jardin… mais le jardin sous la pluie, ce n’est jamais super !
Nous étions donc forcées à aller au lit à 22hre !
Nous prenions un peu notre temps sous le toit près des salles de bain…Maudit beau spot pour une veillée !!

Nous rencontrions ce soir-là un homme heureux. J’ai rarement vu quelqu’un qui avait l’air aussi heureux ! Père de trois enfants, il voyageait avec sa femme pour la première fois depuis la naissance de leurs enfants. Il ne touchait pas terre ! C’était très beau à voir… Un homme heureux de la Californie amant de la nature!

La nuit dans notre au dortoir… puis au matin, nous étions prête à trouver notre bateau de croisière pour visiter le fjord. Friendship était le nom de notre bateau.
Une croisière de 1h15, aller-retour dans le fjord pour 60$, café et chocolat chaud à bord.
La journée était plus nuageuse et plus pluvieuse que la veille…
C’était un peu dommage, car nous perdions du paysage, mais tout de même…C’était vraiment joli.
Le bateau voguait tranquillement à travers ces falaises qui avançaient, des dizaines et des dizaines de chutes, toutes plus hautes les unes que les autres. Et, quelques colonies de phoques qui se reposaient sur les rochers. Nous restions sur le pont durant toute la traversée… ce qui fait que nous étions bien mouillées une fois revenues ! Mais nous avions rempli nos yeux, nos mémoires et nos cartes mémoires, de toutes ces belles images !
Encore une fois, les photos ne rendent pas justice à la beauté du paysage…

Nous reprenions la route, encore une fois…
Nous devions revenir sur nos pas durant plus de deux heures avant de prendre une nouvelle route pour véritablement poursuivre notre chemin.

Le Fiordland… Depuis quelques temps, j’avais entendu parler de la légende de l’orignal néo-zélandais…
L’histoire est que durant les années 30, on avait amené et relâché 6 orignaux pour une partie de chasse… mais que 3 avaient été tués… Alors la légende veut que 3 orignaux se baladent toujours dans cette grande réserve naturelle du sud le l’île…
Je débutais ma recherche… Une canadienne cherchant l’orignal ! L’image était belle !
Je n’en trouvais aucun… mais j’entendu bien des versions de l’histoire !


Alors nous poursuivions, nous traversions les plaines intérieures, les fermes de moutons, de vaches, de lamas et de chevreuils. Nous nous dirigions vers Gore. Ville de fermiers. D’où nous devions tenter de rejoindre le frère de Mark, rencontré à Wanaka, pour notre possible séjour sur la ferme.

jeudi 20 décembre 2007

Je vole sur Queenstown

(8-9-10 décembre) Roulant sur notre pneu de secours, nous quittons Wanaka en direction de Queenstown. Sur la route, toujours les montagnes, mais plus désertiques, plus rocailleuses. Nous entrions encore plus dans le Pays de Lors of the Rings…Le film a été tourné dans cette région et sur la carte routière, des petits logos indiquent les endroits exacts.

Je sais que toutes comparaisons n’est pas bonnes. Mais parfois les paysages me rappelaient certaines parties des Rocheuses et de la Colombie-Britannique.
Peut-être en plus beaux parce que c’est différent, peut-être ressemblant que je n’en ai pas vu beaucoup de différents pays dans ma vie.
Mais peu importe la route est jolie, il fait beau et je vais très bien.
Cette partie-ci me rappela brièvement la vallée de l’Okanagan, plus précisément la ville de Osoyoos.
Que j’avais trouvé très jolie d’ailleurs.

Nous devions trouver notre garage pour premièrement ; régler le problème de pneu…

Arrêt au kiosque d’informations touristiques. La jeune fille ne pouvant me répondre, elle m’indiqua le kiosque de location de voiture; me disant qu’il loue des voitures, il savait sûrement où se trouve la concurrence…
Il ne fût pas très poli, peut-être n’était-il pas content ?
Je lui demandai de m’indiquer sur la carte où ce trouvait notre garage...
Sans même lever les yeux, il me dit que ma carte n’était pas bonne !
« Merci beaucoup de votre aide »
Et il me répondit « Sais-tu que tu es à Queenstown ? »
J’étais super insultée !!
Alors je lui répondis à mon tour...
« Savez-vous que le mois de novembre est fini ? Vous pouvez couper votre moustache ! »

(désolée à ceux qui porte la moustache... mais remarquez que je commence à trouver ça sexy!)

Et, je retournai dans la voiture ! Nous trouvions sans lui !
Pour la première fois depuis mon arrivée en Nouvelle-Zélande, je rencontrai quelqu’un de bête ! Si non, ce sont les gens les plus « Frendly » qu'il n'ai été donée de rencontrer.
Je dirai que Queenstown, devait être l’exception à la règle!



Au garage, on nous attendait.

2 filles dans un garage, ça ne passe pas inaperçu.

Il n'était pas contente car on arrivait à 4hre et qu’il devait salir les mains.
Je lui dit alors que nous n’étions pas contentes non plus ce matin de devoir se salir les mains !
Je fini par le trouver sympathique !
Puis notre Bleu Bird réparé, nous partions à la recherche d’un hôtel.

Le premier était complet. Mais pas très loin, nous en trouvions un autre, où encore une fois nous devions être dans un dortoir pour homme…
On était plus souvent qu’autrement dans des dortoirs pour homme…
Cette fois-ci c’était l’horreur… c’était l’odeur devrais-je dire !
Même les mouches fuyaient la chambre quand elles en avaient la chance !

Dès notre arrivée à l’hôtel, je demandai des informations pour le parapente…
Déjà de Gisborne, je me disais que je voulais vraiment faire du parapente… et selon le guide de voyage, Queenstown était l’endroit tout désigné !
J’obtiendrai toutes les infos demain.
Queenstown est une jolie ville, pas très grande et de plus en plus touristique et commerciale. Mais le port est joli, les montagnes tout autour… De l’hôtel nous avions une superbe vue.
Je rencontrai ce jour-là mes premiers canadiens en vacances…
Deux ontariennes dans la jeune vingtaine et deux personnes de la Colombie-Britannique, du même âge.
Ça ne me manquait pas les ontariens !
Sans méchanceté !
Après notre succulent poulet au curi, nous nous dirigions vers le centre-ville.
Tour de ville et puis nous trouvions le Buffalo, bar recommandé par tous.
Nous y avons croisé un allemand, que nous avions rencontré à Greymouth, c’est fascinant de voir combien on rencontre toujours les mêmes personnes !
Puis nous avons croisé aussi 2 bavariens… de qui Maren se payait bien la tête avec leur accent et leur attitude. Ils se sont vu refusé l’accès au bar, car ils étaient trop vieux et avait l’air pas mal trop touriste…
C’était dommage pour eux… Mais Maren et Marco, l’autre allemand, rigolaient bien de la mésaventure des deux touristes que l’on aurait cru sorti d’un film d’idiots…

Puis nous recroisions notre garagiste qui semblait avoir retrouvé son humeur. Puis accompagné du garagiste, nous fîmes quelques autres arrêts. Sa compagnie était pour nous un véritable laissez-passer; sans line up, ni cover charge !
Ce fût une excellente soirée.
Au matin, j’obtiens toutes les informations nécessaires pour le parapente.
Je pouvais y aller dans une heure ! Une heure ! Ok !
Dans le temps de le dire, j’étais assise dans ce petit autobus, accompagnée par Maren, et je me dirigeai vers cette montagne à 3800 pieds l’altitude. D’où je me lancerais dans les airs !
Je n’étais pas nerveuse, bien que silencieuse. Je pense que je ne réalisais pas encore…
Puis nous montions, montions, montions, la route en spirale. De là, on prépara les parapente, on me vêtue en parapentueuse et on pratiqua le décollage et la mise en position de vol.
C’était simple, quand il sentait un bon vent, il me disait Go ! Et de là ; un grand pas, deux grand pas et on court jusqu’à ne plus toucher terre.
Et quand il me dirait l’autre go, je pouvais lancer mon appui pied, et prendre la position de vol. C’était simple.
Je n’étais toujours pas stressée… mais je commençais à rigoler en disant qu’après tout, il n’y avait rien de stressant… J’allais juste courir en bas d’une montagne !
Bien, bien en place, il y eu un bon vent, et nous primes notre envol !
Wow ! Je pense que ça a rien a voir avec le parachute… il y a pas de rush d’adrénaline… c’est super smooth… un léger décollage, puis tu planes… comme un oiseau profitant des courants d’air pour monter et descendre.
Au dessus du pays de Lords of the Ring, moi je volais.
Près des montagnes nous passions, en cercle nous tournions.
Il m’arrivait déjà en marchant dans la rue, d’ouvrir les bras et de sentir l’air… c’était pareil ! Et, maintenant quand je le fais, je me ferme les yeux et me sens dans le ciel !
20 minutes à voler à environ 60km/heures. Puis l’atterrissage…
À ce moment, je compris l’importance de mon costume ! Les petites roues devant doivent aller se poser sur le sol. Alors on atterri à plat ventre sur le sol !
Malheureusement, un petit problème technique de la caméra… normalement, il filme durant le vol…moi je n’ai pas de film… mais quelques photos en vol.
(sur les photos ça n'a pas l'air très haut... mais!)
Puis nous attendions le retour de la camionnette pour nous ramener vers l’hôtel.
J’étais contente de mon expérience, j’étais prête pour une plus grande sensation, mais j’étais contente d’avoir volée ! La prochaine fois, peut-être le parachute ! On verra…
Nous occupions le reste de notre journée à un peu de magasinage et un arrêt terrasse et pizza. L'endroit me faisait penser à la ville de Québec...statues, boutiques, touristes...mais la plage et les montagnes en plus!
Nous rentrions lentement à l’hôtel longeant la marina sous le couché du soleil. Jouant les touristes en préparant la minutrie de l'appareil photo et courrant pour se mettre à temps devant l'objetif!
Pour moi, une autre belle et bonne journée se terminait.
Avant de quitter Queenstown, au matin, nous prîmes la gondole qui mène sur une montagne offrant une vue panoramique sur la ville.
De là, je voyais MA montagne, celle de laquelle j'avais volé.
Nous avions voulu prendre cette gondole la veille, après le parapente, mais les super luges étaient fermées… alors nous décidions d’attendre le retour des super luges !
C’était une bonne décision ! Comme deux pilotes de courses nous dévalions la piste criant des wouhou !
Nous étions bien énervées !
Bien, que cette petite activité, nous revenait assez cher… ça valait grandement la peine !
Puis partie de Queenstown… notre prochain arrêt serait Milford Sounds.
Un paradis terrestre attendus.